Un matin de pleine lune à Hué, la cuisine s’éveille alors que les ruelles de l’ancienne capitale sont encore silencieuses. Sur la table attendent quelques bottes de légumes rapportées du marché, du tofu frais, des champignons, des graines de lotus et des tiges de citronnelle encore parfumées.
Ni viande ni poisson ne figurent au menu. Pourtant, le repas est loin d’être monotone. Chaque préparation joue avec les couleurs, les parfums, les textures et les différents degrés d’intensité.
Au Vietnam, l’expression ăn chay, littéralement « manger végétarien », désigne généralement une alimentation sans viande ni poisson. Mais la cuisine végétarienne au Vietnam ne consiste pas simplement à retirer quelques ingrédients d’une recette traditionnelle. Derrière un repas végétarien se dessinent aussi des histoires de spiritualité, de transmission familiale, de saisons et de savoir-faire culinaire.
Il n’est d’ailleurs pas nécessaire d’être végétarien pour apprécier cette cuisine. Le temps d’un repas, elle offre une autre manière de découvrir le Vietnam, plus lente, plus attentive et souvent plus proche de la vie locale.

Contents
- 1 Que signifie manger végétarien au Vietnam ?
- 2 D’où vient la richesse de la cuisine végétarienne vietnamienne ?
- 3 Les spécialités végétariennes du Nord au Sud du Vietnam
- 4 Découvrir la cuisine locale au-delà de l’assiette
- 5 Végétarien et végane au Vietnam quelles différences ?
- 6 Quelques phrases utiles en vietnamien
- 7 Conseils pour manger végétarien ou végane au Vietnam
- 8 La cuisine végétarienne dans un voyage lent
- 9 Un repas pour mieux comprendre le Vietnam
- 10 Questions fréquentes sur la cuisine végétarienne au Vietnam
- 10.1 Est-il facile de trouver des plats végétariens au Vietnam ?
- 10.2 Une personne végane peut-elle manger végétarien au Vietnam ?
- 10.3 Où découvrir la cuisine végétarienne vietnamienne ?
- 10.4 Peut-on participer à un cours de cuisine végétarienne au Vietnam ?
- 10.5 Peut-on partager un repas végétarien dans une pagode ?
Que signifie manger végétarien au Vietnam ?
Bien plus qu’un régime alimentaire
Au Vietnam, les raisons de manger végétarien sont nombreuses. Certaines personnes adoptent ce mode d’alimentation au quotidien, tandis que d’autres le suivent seulement certains jours du mois. Pour beaucoup, il s’agit également d’une manière de retrouver un repas plus léger après plusieurs journées de voyage.
Dans de nombreuses familles, la pratique est liée à la vie spirituelle et à l’influence du bouddhisme. Le repas végétarien devient alors un moment de retenue, d’apaisement et d’attention portée à ses propres habitudes.
Il ne s’agit cependant pas d’une règle commune à tous les Vietnamiens. Les usages varient selon les familles, les régions, les croyances et les modes de vie.
Aujourd’hui, les plats végétariens vietnamiens ne se limitent plus aux foyers ou aux espaces religieux. Ils sont présents dans les petites cantines populaires, les restaurants contemporains et les cours de cuisine ouverts aux voyageurs. Cette évolution a rendu la cuisine végétarienne plus accessible, sans pour autant effacer ses racines culturelles.
Le premier et le quinzième jour du calendrier lunaire
Le premier jour et le jour de pleine lune, soit le quinzième jour du calendrier lunaire, occupent une place particulière dans la vie spirituelle vietnamienne. À ces dates, de nombreuses personnes choisissent de manger végétarien, et les restaurants spécialisés sont souvent plus fréquentés.
À la maison, le repas peut rester très simple. Un bol de riz, une soupe de légumes, du tofu, quelques champignons mijotés et des légumes bouillis suffisent parfois à composer la table.
La valeur du repas ne dépend pas du nombre de plats. Elle réside davantage dans le soin accordé à leur préparation et dans le sens que la famille souhaite donner à ce moment partagé.
Pour un voyageur étranger, manger végétarien au Vietnam lors d’une journée de pleine lune permet aussi de comprendre combien le calendrier lunaire reste présent dans la vie quotidienne. Il influence les fêtes, les pratiques religieuses, les visites aux pagodes et, dans certaines familles, la manière de composer les repas.
De la cuisine familiale aux restaurants végétariens contemporains
La cuisine végétarienne vietnamienne se découvre dans des cadres très différents.
Dans une maison familiale, le repas reste généralement simple et repose sur les produits disponibles au marché ou dans le jardin. Dans une petite cantine locale, on trouve des assiettes de riz, des soupes de nouilles ainsi que des versions végétariennes du phở, du bún riêu ou du hủ tiếu.
Les restaurants végétariens contemporains accordent davantage d’importance à la présentation, au contraste des textures et à la créativité. Certains placent les légumes de saison au centre de l’assiette. D’autres recréent des recettes traditionnellement carnées à partir de champignons, de soja ou de préparations végétales.
Chaque lieu propose une lecture différente de cette cuisine. Pourtant, l’expérience la plus marquante ne se trouve pas toujours dans le restaurant le plus sophistiqué. Elle peut naître d’un repas modeste et d’une conversation avec la personne qui l’a préparé.

D’où vient la richesse de la cuisine végétarienne vietnamienne ?
Des produits familiers qui suivent les saisons
La cuisine végétarienne au Vietnam repose sur des ingrédients du quotidien comme le tofu, les champignons, les pousses de bambou, le jeune fruit du jacquier, la fleur de bananier, les graines de lotus, les racines de lotus, les cacahuètes, le sésame et de nombreuses variétés de légumes.
Leur intérêt ne tient pas uniquement à leur nature, mais à la façon dont chaque région les transforme.
La fleur de bananier est finement émincée pour composer une salade croquante. Le jeune jacquier mijote lentement jusqu’à absorber les épices. Les champignons donnent de la profondeur aux bouillons. Quant aux graines de lotus, elles apparaissent aussi bien dans des plats salés que dans des desserts.
Les herbes aromatiques occupent également une place essentielle. Basilic thaï, périlla, coriandre vietnamienne, menthe et autres feuilles locales ne servent pas simplement à décorer l’assiette. Chacune apporte une note particulière et contribue à l’identité de la cuisine vietnamienne.
L’utilisation de produits de saison permet enfin de préserver leur fraîcheur et leur goût naturel. C’est pourquoi un repas préparé dans un village maraîcher, sur un marché rural ou chez l’habitant peut évoluer selon la période de l’année.
Un bouillon savoureux sans viande
Dans de nombreux plats vietnamiens, le bouillon constitue le cœur de la recette. Pour préparer une version végétarienne, les cuisiniers remplacent les os et la viande par des légumes racines, du maïs, des champignons ou d’autres produits de saison.
Le gingembre, l’oignon et certaines épices peuvent être grillés avant la cuisson afin de développer leurs arômes. La sauce de soja, les pâtes de fèves fermentées ou le tofu fermenté sont parfois utilisés avec mesure pour renforcer la profondeur du goût.
Un bon phở végétarien n’est donc pas simplement un phở classique dont on aurait retiré la viande. Il possède son propre bouillon, dans lequel chaque légume, chaque champignon et chaque épice joue un rôle précis.
L’équilibre entre goûts, parfums et textures
Un plat végétarien réussi fait souvent naître plusieurs sensations à la fois.
La douceur du tofu contraste avec le croquant des légumes frais. Les champignons apportent une texture légèrement ferme. Les cacahuètes grillées ajoutent une note gourmande, tandis que les herbes aromatiques donnent de la fraîcheur à l’ensemble.
Les sauces sont tout aussi importantes. L’acidité du citron vert ou du vinaigre, le piquant du piment, une légère touche sucrée et une salinité bien dosée permettent de relier des ingrédients très différents.
Les plats végétariens vietnamiens n’ont donc pas besoin d’imiter la viande pour sembler complets. Lorsque les ingrédients sont bien choisis, les légumes peuvent exprimer pleinement leur propre caractère.
Légumes naturels et préparations simili-carnées
Deux grandes approches coexistent aujourd’hui dans la cuisine végétarienne vietnamienne.
La première met en valeur le goût naturel des légumes, du tofu, des champignons et des graines. La seconde utilise des ingrédients végétaux pour retrouver l’apparence ou la texture de certains plats à base de viande.
Ces deux traditions ont leur place. Les préparations simili-carnées offrent des saveurs familières et illustrent la créativité des cuisiniers. Toutefois, dans le cadre d’une découverte de la cuisine locale, les recettes qui conservent la forme, la couleur et la personnalité des produits permettent souvent de mieux comprendre la saison et la région dont elles sont issues.

Les spécialités végétariennes du Nord au Sud du Vietnam
La cuisine vietnamienne change sensiblement au fil du voyage. Du Nord au Sud, la manière d’assaisonner, de préparer les bouillons et de choisir les herbes aromatiques évolue. Ces différences se retrouvent naturellement dans les plats végétariens.
Le Nord et son goût de l’équilibre
Dans le Nord du Vietnam, les assaisonnements recherchent généralement l’harmonie. Les saveurs ne sont pas nécessairement faibles, mais elles sont souvent dosées afin de ne pas masquer le goût naturel des produits.
Le phở végétarien en est un bon exemple. Son bouillon est préparé à partir de légumes et de champignons, auxquels s’ajoutent parfois de la cannelle, de l’anis étoilé, du gingembre ou de l’oignon grillé. Les nouilles de riz, le tofu, les champignons et les légumes verts composent un plat léger, mais riche en parfums.
Les nems végétariens séduisent plutôt par leurs contrastes. Leur enveloppe croustillante renferme des vermicelles, des champignons noirs et différents légumes. Ils sont généralement servis avec des herbes fraîches et une sauce végétarienne légèrement acidulée.
Le Nord possède également des recettes dans lesquelles les légumes restent pleinement reconnaissables, comme la salade de fleur de bananier. Finement émincée, la fleur est mélangée à des herbes aromatiques, des cacahuètes grillées et une sauce aigre-douce.
Dans cette région, la découverte culinaire peut être associée à une visite matinale du marché, à l’identification des herbes locales ou à un repas chez l’habitant. Une immersion dans les villages et les marchés du Nord Vietnam permet de mieux percevoir le lien entre les ingrédients, les paysages et le mode de vie des communautés locales.
Hué et le Centre entre finesse et tradition spirituelle
Pour comprendre la profondeur de la cuisine bouddhique vietnamienne, Hué constitue une étape essentielle. La vie spirituelle y reste très présente, tandis que la gastronomie locale est connue pour la précision de ses préparations et le soin porté à leur présentation.
Un repas végétarien de Hué ne repose généralement pas sur un seul plat principal. Il peut réunir du riz, une soupe, des légumes sautés, du tofu, une préparation mijotée, des rouleaux et plusieurs sauces. Chaque portion reste modeste, mais l’ensemble forme une table variée et harmonieuse.
Les spécialités traditionnelles existent également en version végétarienne. Le bánh bèo végétarien, petite galette de riz cuite à la vapeur, peut être garni de haricots mungo, de champignons ou d’oignons frits à la place des crevettes.
Le mì Quảng végétarien associe de larges nouilles de riz jaunes, du tofu, des champignons, des herbes fraîches, des cacahuètes grillées et une galette de riz croustillante. Le bouillon, servi en petite quantité, reste suffisamment parfumé pour envelopper chaque ingrédient.
Le lotus occupe également une place particulière parmi les spécialités végétariennes de Hué. Ses graines, ses tiges et ses racines peuvent entrer dans la préparation du riz, des soupes, des salades, des plats sautés et des desserts.
L’intérêt d’un repas végétarien à Hué ne réside pas dans le prix ou la rareté des produits. Il tient plutôt au temps, à la patience et au soin accordé à chaque détail.

Le Sud et l’abondance des produits tropicaux
Le Sud du Vietnam bénéficie d’une grande diversité de légumes, de fruits et d’herbes tropicales. Les plats y sont souvent colorés, riches en crudités et parfois légèrement plus sucrés que dans le Nord.
Le hủ tiếu végétarien, une soupe de nouilles typique du Sud, peut être servi avec ou sans bouillon. Dans sa version en soupe, il associe un bouillon léger, du tofu, des champignons, des pousses de soja et des légumes verts. Dans sa version sèche, les nouilles sont mélangées à une sauce et accompagnées d’un petit bol de bouillon.
Les rouleaux de printemps végétariens mettent en valeur la fraîcheur des produits. Une fine galette de riz enveloppe des vermicelles, des herbes aromatiques, du tofu ou des champignons. La simplicité apparente de ce plat repose en réalité sur la fraîcheur des légumes et l’équilibre de la sauce.
Le cơm tấm végétarien, inspiré du célèbre riz brisé de Hô Chi Minh-Ville, est une interprétation plus contemporaine. Il peut être accompagné de tofu, de champignons, de légumes grillés, de légumes marinés et d’une sauce végétarienne. Il ne s’agit pas d’une recette végétarienne ancienne au sens strict, mais elle témoigne de l’évolution de cette cuisine dans les grandes villes.
En quittant les centres urbains pour le delta du Mékong, le voyageur découvre des légumes de jardin, des fleurs comestibles, de jeunes pousses, de la noix de coco et de nombreux fruits de saison. Ces produits ne sont pas seulement présents dans l’assiette. Ils sont directement liés aux vergers, aux canaux et à l’activité quotidienne des habitants.
Un voyage entre les marchés, les vergers et les villages du Sud Vietnam permet de mieux comprendre l’origine des saveurs tropicales qui caractérisent la région.

Découvrir la cuisine locale au-delà de l’assiette
Aller au marché avec un habitant
Une expérience culinaire peut commencer bien avant l’entrée dans la cuisine.
Au marché du matin, les étals débordent de légumes encore humides, de tofu fraîchement préparé, de champignons et de bouquets d’herbes parfois très proches en apparence, mais aux parfums nettement différents.
Les vendeurs ne proposent pas seulement des ingrédients. Ils peuvent également expliquer quelle feuille convient à une soupe, laquelle se consomme crue et quels légumes n’apparaissent qu’à certaines périodes de l’année.
Se rendre au marché avec un habitant permet de comprendre qu’un plat ne commence pas avec une recette écrite. Il commence par l’observation des saisons et par la connaissance de ce que le jardin ou le marché peut offrir ce jour-là.
Participer à un cours de cuisine au village de Tra Que
Situé à proximité de Hoi An, le village maraîcher de Tra Que est réputé pour ses jardins d’herbes et de légumes utilisés dans la cuisine locale.
Une matinée peut commencer par une balade à vélo à travers le village, se poursuivre par une rencontre avec les maraîchers, puis se terminer dans une cuisine familiale.
L’itinéraire Charme du Vietnam comprend une découverte de Tra Que, des activités dans les jardins et un cours de cuisine chez l’habitant. Adaptée aux préférences alimentaires des voyageurs, cette expérience peut devenir une excellente introduction à la cuisine végétarienne vietnamienne, depuis la culture des ingrédients jusqu’à leur préparation.
Un cours de cuisine végétarienne au Vietnam n’a pas besoin de proposer un grand nombre de recettes. Un rouleau frais, un plat principal, une soupe et une sauce suffisent souvent à comprendre le rôle de chaque ingrédient.
L’essentiel est ailleurs. Le voyageur peut repartir avec une recette, mais également avec le souvenir de la personne qui la lui a transmise.

Partager un repas chez l’habitant
Un repas partagé dans une maison offre une expérience différente de celle d’un restaurant.
Le menu peut être plus simple, mais le voyageur observe la manière dont les membres de la famille préparent les aliments, disposent les plats au centre de la table et mangent ensemble.
C’est également l’occasion de poser des questions sur les habitudes alimentaires du foyer. Quels jours mange-t-on végétarien ? Quels plats sont régulièrement préparés ? Quels légumes poussent dans la région ?
Une telle rencontre doit néanmoins respecter la vie privée de la famille. La maison n’est pas une scène touristique et le repas n’a pas besoin d’être rendu artificiellement sophistiqué. Son authenticité vient de la qualité de l’échange entre les hôtes et les voyageurs.
Comprendre le repas végétarien dans un contexte bouddhique
Certains itinéraires permettent d’aborder la cuisine végétarienne dans un lieu lié au bouddhisme. Une pagode n’est cependant ni un restaurant ni un espace de démonstration culinaire.
Une telle expérience ne doit être envisagée que lorsque le lieu l’autorise ou lorsqu’elle a été organisée dans le respect de ses règles.
Les visiteurs doivent porter une tenue correcte, parler discrètement, limiter les photographies et suivre les indications données sur place.
La richesse du moment ne dépend pas du nombre de plats dégustés. Elle réside dans la capacité à observer, à écouter et à comprendre le lien entre la nourriture et la vie spirituelle.
Végétarien et végane au Vietnam quelles différences ?
Cette question est importante pour les voyageurs internationaux, car le mot vietnamien chay ne suffit pas toujours à exprimer précisément les exigences d’une alimentation végane.
Une personne végétarienne ne consomme généralement ni viande ni poisson, mais peut accepter les œufs, les produits laitiers ou le miel selon ses choix personnels. Une personne végane exclut l’ensemble des produits d’origine animale.
Dans les restaurants exclusivement végétariens, de nombreux plats sont entièrement végétaux. En revanche, dans un établissement qui sert également de la viande ou du poisson, il est préférable de demander des précisions sur le bouillon, les sauces, les œufs, les produits laitiers et le matériel de cuisson.
Les personnes souffrant d’allergies alimentaires doivent également les signaler séparément. Dire simplement « je mange végétarien » ne permet pas d’indiquer une allergie aux cacahuètes, au sésame, au soja ou à d’autres ingrédients.
Quelques phrases utiles en vietnamien
Tôi ăn chay.
Je mange végétarien.
Tôi không ăn thịt, cá và hải sản.
Je ne mange ni viande, ni poisson, ni fruits de mer.
Tôi không dùng trứng và sữa.
Je ne consomme ni œufs ni produits laitiers.
Tôi không dùng mật ong.
Je ne consomme pas de miel.
Món này có nước mắm không?
Ce plat contient-il de la sauce de poisson ?
Nước dùng này có nấu từ thịt không?
Ce bouillon est-il préparé avec de la viande ?
Tôi bị dị ứng với lạc.
Je suis allergique aux cacahuètes.
Món này có cay không?
Ce plat est-il épicé ?
Ces quelques phrases sont particulièrement utiles lors d’un voyage végétarien au Vietnam, notamment dans les marchés, les petites cantines familiales ou les régions moins habituées aux demandes en langues étrangères.
Conseils pour manger végétarien ou végane au Vietnam
Tout d’abord, il ne faut pas supposer qu’un plat présenté comme chay répond automatiquement aux critères stricts d’une alimentation végane. Il est préférable de préciser ses besoins lors de la réservation d’un restaurant, d’un cours de cuisine ou d’un voyage organisé.
Plutôt que de choisir uniquement des préparations végétales qui imitent la viande, il est intéressant de goûter des recettes dans lesquelles les légumes, les champignons et le tofu occupent véritablement le premier rôle.
Le premier et le quinzième jour du calendrier lunaire, les restaurants végétariens les plus connus peuvent être particulièrement fréquentés. Pour une expérience plus tranquille, mieux vaut réserver ou adapter l’horaire du repas.
Lors d’un repas chez l’habitant ou dans un environnement religieux, la tenue, l’attitude et la manière de prendre des photographies méritent également une attention particulière. La curiosité culturelle n’a de sens que lorsqu’elle s’accompagne de respect.
Enfin, il est préférable d’éviter de commander un trop grand nombre de plats uniquement pour les photographier. Goûter avec mesure, limiter le gaspillage et prendre le temps d’échanger avec la personne qui cuisine font aussi partie d’un voyage responsable.
La cuisine végétarienne dans un voyage lent
La cuisine végétarienne peut s’intégrer à un itinéraire de multiples façons. Il peut s’agir d’un dîner à Hué, d’une visite matinale du marché, d’un cours de cuisine à Hoi An ou d’un repas chez l’habitant dans le delta du Mékong.
Une expérience complète commence parfois par la rencontre d’un maraîcher. Le voyageur choisit ensuite ses ingrédients, apprend à les préparer, entre en cuisine et partage enfin le repas.
La nourriture cesse alors d’être un simple produit posé devant lui. Elle devient un fil reliant la terre, les saisons et les personnes rencontrées.
L’itinéraire 32 jours au cœur du Vietnam et du Laos traverse notamment des marchés alimentaires dans le delta du Mékong, permet de découvrir la fabrication du hủ tiếu et rejoint le village maraîcher de Tra Que pour une expérience culinaire chez l’habitant.
Ces activités ne constituent pas automatiquement un circuit végétarien. Elles peuvent néanmoins servir de base à un voyage sur mesure au Vietnam, adapté au régime alimentaire, aux allergies et aux centres d’intérêt de chaque voyageur.
C’est aussi l’esprit du slow travel. Il ne s’agit pas de goûter le plus grand nombre possible de plats en quelques jours, mais de prendre le temps de comprendre d’où vient un ingrédient, comment il est préparé et qui continue à transmettre ce savoir-faire.
Un repas pour mieux comprendre le Vietnam
À la fin du repas, les assiettes sont presque vides, mais le parfum des herbes et du thé reste encore dans la pièce.
Ce que l’on emporte avec soi ne se résume pas au nom d’un plat. Il reste aussi le souvenir de la personne qui a cultivé les légumes, de celle qui les a choisis au marché et de celle qui a consacré du temps à les préparer.
La cuisine végétarienne vietnamienne n’a pas besoin d’être compliquée pour devenir inoubliable. Parfois, un bol de soupe, une assiette de tofu et une conversation autour de la table suffisent à offrir un autre regard sur la région traversée.
Alluvion Travel peut intégrer la découverte de la cuisine végétarienne à un voyage sur mesure au Vietnam, à travers des marchés locaux, des villages maraîchers, des cours de cuisine, des repas chez l’habitant et des rencontres adaptées au rythme de chaque voyageur.
Les préférences alimentaires, les allergies et les besoins particuliers sont étudiés en amont afin de sélectionner des expériences et des services adaptés à chaque étape.
Questions fréquentes sur la cuisine végétarienne au Vietnam
Est-il facile de trouver des plats végétariens au Vietnam ?
Les restaurants végétariens sont relativement nombreux à Hanoï, Hué, Hoi An, Hô Chi Minh-Ville et dans les principales destinations touristiques. Dans les régions rurales ou moins fréquentées par les voyageurs internationaux, l’offre peut être plus limitée. Il est alors préférable de signaler ses préférences alimentaires à l’avance.
Une personne végane peut-elle manger végétarien au Vietnam ?
Oui, mais elle doit se renseigner sur la présence éventuelle d’œufs, de lait, de miel, de sauce de poisson ou de bouillon préparé à partir de produits animaux. Le mot chay ne garantit pas toujours que le plat réponde à tous les critères d’une alimentation végane stricte.
Où découvrir la cuisine végétarienne vietnamienne ?
Hanoï possède de nombreuses cantines et tables végétariennes contemporaines. Hué se distingue par la profondeur culturelle de sa cuisine végétarienne. Hoi An offre des expériences autour des jardins et des cours de cuisine. Hô Chi Minh-Ville compte de nombreux restaurants créatifs, tandis que le delta du Mékong permet de découvrir l’origine des légumes et des produits tropicaux.
Peut-on participer à un cours de cuisine végétarienne au Vietnam ?
Oui. De nombreux cours de cuisine peuvent adapter leur menu au régime alimentaire des participants. Il est recommandé de prévenir l’organisateur à l’avance afin qu’il prépare des ingrédients, un bouillon et des sauces appropriés.
Peut-on partager un repas végétarien dans une pagode ?
Cela dépend des règles et des activités de chaque lieu. Une telle expérience ne doit être envisagée que lorsque la pagode l’autorise ou lorsqu’elle a été organisée à l’avance. Les visiteurs doivent respecter les consignes concernant la tenue, le silence, les photographies et la vie religieuse.











